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Art Cube


« C'est notre [coffre-fort] bourré de toutes sortes de choses, et dans lequel tout ce que nous voulons faire devient possible ! »



Plus on les écoute, et plus on est attiré dans leur univers. Est-ce que vous avez tous déjà rencontré ce genre de groupe ? Voici les fascinants « Art Cube », qui appartiennent au label Sequence Records. Cette fois-ci, nous publions pour vous l'interview cruciale que cet incroyable groupe renfermant des possibilités illimitées nous a accordée !!

― Comment les membres du groupe sont-ils venus à se rassembler ?

Z : J'avais tout d'abord un certain concept bien en tête auquel je voulais donner forme, et je me suis dis « si je ne le fais pas avec ces membres-là, je ne peux pas le faire ! », car c'est précisément d'eux dont j'avais besoin.

― Quel est ce concept ?

Z : Il part de ce que nous appelons « tribal gothic ». Il ne s'agit pas simplement du genre « gothique » comme on l'entend de manière générale ; nous voulions créer nous-même un nouveau genre, alors nous y avons ajouté le mot « tribal » (ethnique).

M : En fait, nous n'avons pas déterminé d'échelle musicale ou d'instruments qui viendraient « de tel endroit ou de tel autre » pour nos chansons ; nous nous contentons d'y placer des éléments variés qui nous plaisent, selon ce que nous voulons faire de ces chansons.

― Quel sens avez-vous placé dans le nom d'« Art Cube » ?

Z : Des membres capables de faire tout et n'importe quoi se sont rassemblés en ce groupe, alors j'ai eu cette image d'un « coffre-fort » rempli de toutes sortes de choses. Dans Art Cube, il n'y a pas de « je ne sais faire que ça ». Nous avons inclus dans le groupe ce sentiment de possibilités qui débordent sans fin : « pour le moment je fais quelque chose comme ça, mais je n'ai aucune idée ce que ce sera la prochaine fois ».

― Tous vos noms sont inscrits sous la forme d'une unique lettre qui se prononce soit à la façon espagnole, soit à la façon italienne – pourquoi avoir fait ce choix si particulier ?

Z : Je crois qu'au début, c'était l'idée de N.

N : Je voulais donner aux noms un sentiment inorganique, non-humain.

Z : En charge du chant, il y a aussi quelqu'un d'autre, ou plutôt un autre animal : c'est Rem le serpent albinos, mais aujourd'hui il est resté garder la maison.

― Rem aussi participe aux concerts ?

N : Oui. Aux concerts, nous sommes cinq hommes et un animal. Au début, je me sentais mal à l'aise avec le serpent, mais maintenant je le trouve très mignon. Même s'il dépasse les deux mètres de longueur.

Z : Il est sublime, avec ses teintes blanche et dorée.

M : Et puis il ne mord pas, et n'est pas venimeux.

S : Mais il lui arrive d'être pas mal excité, pas vrai ?

Z : Oui, ça arrive. Pour l'adorable princesse Rem, j'arrête même l'air conditionné dans les coulisses (rires).

― (Rires). Le groupe a débuté son activité le 12 décembre 2007, mais quand est-ce que le batteur S est devenu un membre ?

Z : Le 29 février de cette année. Mais avant ça, il battait pour nous en tant que membre de session.

― Et maintenant, votre premier single « suna no hana » est en vente, n'est-ce pas ? Vous avez tourné le clip vidéo de « suna no hana » pour en faire le supplément de la première presse ?

Y : Oui. La chanson « suna no hana » a été décidée avant même que l'image du groupe ne soit véritablement construite, alors pour nous accorder à cette dernière, nous l'avons composée en prenant bien en compte l'amélioration considérable du chant de Z. C'est une version différente de celle que l'on joue à nos lives actuels.

Z : Le point essentiel se trouve à la fin de la chanson, le passage qui ne se conclue pas vraiment. Pour la suite, la chanson est organisée de sorte que son univers semble s'étendre et se développer, et je veux que chaque auditeur y découvre son propre épilogue.

― Quelle est la signification de « suna no hana » ?

N : Avec le vent et les vagues, les silhouettes et les formes peuvent disparaître subitement, ce qui les rend éphémères. Le cœur humain aussi peut changer complètement avec des choses à première vue insignifiantes et sans importance, et quand il ne reste plus rien, le sable et les sentiments humains ont des facettes semblables, non ? C'est ce que j'ai pensé. J'ai exprimé par les mots ce sentiment d'angoisse qui peut survenir et étreindre n'importe qui. Il faut juste savoir que même si ce qu'on laisse derrière nous semble s'écouler et être emporté, il reste en quelque sorte toujours à l'intérieur de nous.

― Quel genre de scène avez-vous voulu évoquer en écrivant les paroles ?

N : J'ai tout d'abord contemplé un dessin que j'ai emprunté à Z tout en écoutant la musique que Y a composée – j'avais ainsi quelque chose de concret sur quoi m'appuyer pour avoir l'image de Z en tête, et les mots se sont soudainement mis à déborder dans mon esprit. En écrivant et composant le texte, à l'intérieur de moi, le concept de l'univers de ces paroles s'est mis à prendre une forme solide, et je l'ai adapté à la chanson comme si c'était un puzzle. À l'intérieur de ces paroles, un message formé de mots irréalistes est bien présent, mais je n'ai fait qu'utiliser les mots sortis spontanément de mon esprit lorsque j'ai essayé de donner une image à la chanson, en les traitant chacun avec respect.

― Il est certain que le contenu de la chanson semble déconnecté de toute réalité, mais j'ai pu sans difficulté entendre les passages où les sons et leur organisation étaient solides.

Z : Peut-être que c'est ma voix qui vous a fait ressentir ça (←sourire).

Tout le monde : Fu fu fu fu.

― Peut-être ! Ma première impression quand j'ai écouté la deuxième piste « Pain~ Wing... » a été « tiens, le chanteur Z n'aurait pas travaillé sur la musicalité de son chant ? »...

Z : Je n'ai pas spécialement travaillé la musicalité de mon chant, mais depuis toujours j'aime ces méthodes d'expression par le chant, et on dirait que j'ai pu les mettre en pratique dans de bonnes conditions à l'occasion de cette chanson (rires).

― Ça m'a donné le sentiment d'avoir été charmée par une sorte de maléfice.

Z : J'ai l'habitude de placer des squelettes et des gargouilles (ces sculptures qui représentent des monstres) en intérieur, peut-être que c'est parce que je vis entouré de tout ça que ma voix donne ce sentiment.

― Est-ce que le dessin dont nous parlions tout à l'heure, celui que vous avez remis à N pour qu'il compose la chanson, fait aussi partie de votre collection ?

Z : Oui. C'est le dessin que j'ai montré à N pour lui expliquer le concept du groupe, un jour où il était venu passer le temps chez moi.

― L'atmosphère des chansons est certainement très irréaliste. En les écoutant, j'ai été complètement submergée par les sensations mystérieuses que ce paysage musical évoque.

M : Cette fois, pour « suna no hana », je n'ai pas tellement utilisé de sons électroniques. Ce qui est ressorti de l'image particulière de « suna no hana » que j'avais au fond de moi, ce sont les notes produites avec les hautes frettes de harpe et de contrebasse. Je voulais prendre une approche que les autres artistes n'avaient pas, alors ce n'est pas du classique habituel, mais j'ai essayé de mélanger de l'ancien et du plus récent pour faire quelque chose de varié et d'unique. Pour ce qui est de « Pain~ Wing... », j'y ai placé des éléments de l'échelle musicale arabe, et puis j'ai donné un arrangement classique à la technique de jazz appelée « upper structure triad », tout en y apportant ce sentiment de nervosité ; quand on l'analyse, c'est un peu un travail de maniaque de la perfection, mais je pense que la chanson reste facile à écouter. Mon sentiment vis-à-vis des faces B, c'est un peu « je fais ce que j'aime ! ». Je pense qu'elles sont nécessaires pour que chacune des personnalités du groupe puisse bien s'affirmer.

Z : Dans le genre, il y a aussi « je fais du tapping avec ma guitare ! », non ?

Y : Ce n'est vraiment pas grand chose... (rires)

S : Moi je tape 8 beats !

Tout le monde : (Grand éclat de rire).

― (Rires). L'échelle musicale arabe n'est pas une simple échelle musicale avec les sept notes « do ré mi fa sol la si » dans une octave, n'est-ce pas ?

M : Oui. C'est une échelle musicale qui a la particularité de comprendre beaucoup de demi-tons. Cette chanson, je l'ai écrite avec Z, et nous avons utilisé de nombreux demi-tons pour les riffs de l'intro. Alors, tous les instruments sont véritablement essentiels, et si l'un ne produit pas le son qu'il faut, c'est l'ensemble qui s'écroule.

― Je vois... C'est donc un travail que tous les membres ont dû discuter pour le rendre complet ?

M : C'est ça. Nous avons passé beaucoup de temps pendant la pré-production pour parfaire cette œuvre.

Z : Grâce à ça, l'enregistrement en lui-même s'est fait très naturellement et de façon amusante.

S : Et puis nous avons invité Guillaume de France pour qu'il participe en tant que guest vocal sur « Pain~ Wing... ».

― Quel genre de contenu propose « suna no hana » dans le DVD supplément de la première presse ?

Z : On peut dire qu'il est très lié au contenu des paroles et à l'arrangement de la version jouée sur scène. Il existe une version différente de « suna no hana » avec une autre histoire. L'eau, les roses, les anges, les démons, le passé, le futur, c'est avec ces mots que nous avons pu créer cette histoire, et vous pouvez ainsi apprécier cette chanson de deux façons différentes.

― Maintenant, pourriez-vous adresser aux lecteurs de Cure un commentaire concernant le futur de l'activité du groupe s'il vous plaît ?

Z : J'ai envie de rechercher encore plus profond à l'intérieur de moi-même les couleurs dont pourrait se parer notre groupe. Nous ne proposons maintenant qu'une petite portion de ce que le groupe a l'intention de vous montrer, alors je serais heureux si nous pouvions faire encore plus ressortir chacune des personnalités du groupe.

Y : Nous jouons sur scène des chansons très différentes encore de celles que nous avons sorties cette fois. Nous sommes un groupe aux abondantes variations. Je ne sais pas moi-même ce que nous deviendrons après ça, mais je veux faire de ce groupe un groupe remarquable. Dans tous les cas, je veux que vous veniez à nos concerts.

N : Nous venons tout juste de commencer, et si nous avons en ce moment cette forme-ci, je pense qu'il nous reste encore des tas de choses à vous montrer, alors je veux que vous preniez du plaisir aussi bien à nous voir en concert qu'à écouter notre musique.

M : Je veux que vous regardiez nos prestations live, avec Rem. L'impression change lorsque l'on fait face à un serpent. Pour ce qui est de la composition des chansons, elles sont bourrées d'éléments maniaques que l'on discerne en les écoutant encore et encore, alors j'aimerais que vous y prêtiez attention.

― C'est bien vrai, car à chaque fois que j'ai écouté ces deux chansons, j'y ai découvert de nouvelles choses. Je me demande si ce n'est pas un piège que vous m'avez tendu ?

M : Oui ! C'est ça !

Tout le monde : Gué hé hé hé hé hé hé hé (sourire farceur).

― (Rires). Alors je suis tombée dans un magnifique et très agréable piège... Bien, pour conclure, S s'il vous plaît ?

S : Comme tout le monde ! Je pense tout ce que les autres ont dit... Maintenant nous avons cette forme, mais tout le monde est très flexible et plein de vigueur, alors à partir de maintenant ça va être encore plus intense – donc continuez à nous suivre !
 
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